Moisissure, nuisibles, dégâts des eaux… La Fage, principal syndicat étudiant français, publie ce mardi 24 février une étude sur le mal-logement, qui rend compte d’une situation génératrice d’anxiété chez les jeunes.
Une résidence étudiante du Crous dans les Pyrénées-Atlantiques, à l’été 2025. JEAN-MARC BARRERE/HANS LUCAS VIA AFP
Dans le studio de Julien (le prénom a été modifié), étudiant en psychologie à Rennes, les moisissures gagnent chaque jour du terrain au-dessus de la cabine de douche et sur le mur de la pièce principale, près de la fenêtre. « Je suis anxieux chez moi, je n’ose plus rester dans la pièce de peur d’attraper des maladies », confie le jeune homme de 21 ans. Depuis son emménagement en 2024 dans cet appartement du quartier Villejean, près de l’université Rennes-2, Julien, originaire de Laval (Mayenne), a vu son asthme s’intensifier. « Je tombe malade plusieurs fois dans l’hiver et plus souvent qu’avant », souligne-t-il. Sans compter la facture d’électricité qui ne cesse de grimper quand il tente de pallier le problème en remontant le chauffage : l’année dernière, l’étudiant a dû verser 400 euros au titre d’une régularisation des charges. Et depuis quelque temps, Julien observe même l’apparition de blattes, des nuisibles qui lui gâchent la vie : « Je n’ai aucune solution, je suis désemparé. »
Sa situation est loin d’être un cas isolé. En 2026, un étudiant sur trois est mal-logé, révèle ce mardi 24 février une étude menée par questionnaire en ce début d’année – du 5 janvier au 5 février – par la Fédération des Associations générales étudiantes (Fage) auprès de 5 644 personnes. Dans le dét…

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