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Cuba de plus en plus isolée et sous haute pression américaine

Дата публикации: 29-07-2026 12:59:11

Récemment élu, le président colombien a déjà annoncé qu’il allait rompre ses relations avec La Havane. ...

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La côte nord de Cuba, posée en mer des Caraïbes, n'est qu'à 145 kilomètres (90 miles) de la ville américaine de Key West par le canal de Floride. Une proximité qui a toujours fait de l'île, devenue officiellement socialiste le 16 avril 1961, une voisine sous haute surveillance pour les États-Unis.

"Donald Trump a-t-il vraiment réfléchi à l'après capture de Nicolas Maduro ?"

Le retour du Républicain Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, son association avec le secrétaire d'État Marco Rubio, dont les parents sont originaires de l'île, et leur volonté commune de redessiner la carte politique en Amérique latine a encore accentué cette pression.

Panne sèche

L'embargo mis en place par les États-Unis depuis 1962 a été largement renforcé par l'actuelle administration américaine, qui a notamment imposé plus de 240 sanctions pour annuler le dégel diplomatique amorcé entre les deux États sous le président Barack Obama.

L'objectif est clairement d'asphyxier l'économie de Cuba et de mettre en difficulté le régime castriste. Une stratégie qui se traduit, entre autres, par le blocage des livraisons de pétrole et en plaçant Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme.

La pénurie de pétrole, essentielle pour la production d'électricité, a sapé toute une économie déjà mal en point. Les tensions, les discours menaçants, voire belliqueux de Donald Trump portent aussi un coup dur au tourisme.

Le tourisme affecté

Cette nouvelle donne a ainsi poussé le groupe hôtelier espagnol Meliá à arrêter, fin de semaine dernière, l'ensemble de ses activités sur l'île. Les responsables du groupe ont mis en avant les "importantes difficultés" à opérer dans le pays sous la pression croissante des États-Unis. Les dernières sanctions américaines rendent "impossible, de facto et de jure, une stabilité opérationnelle minimale" des activités, a encore expliqué le groupe dans un communiqué.

Meliá avait été le premier groupe hôtelier étranger à s'implanter à Cuba après que le président Fidel Castro eut ouvert le pays au tourisme international afin de sortir de la crise provoquée par la chute du bloc soviétique en 1991.

Des menaces répétées d'intervention américaine

Quelques jours avant cette annonce, Washington avait remis un coup de pression sur les autorités cubaines en publiant un document accusant l'île d'avoir mené des décennies de "subversion" contre les États-Unis. Ces accusations, non étayées, ont été démenties par le gouvernement cubain qui les a qualifiées de "mensonge".

Un haut responsable américain évoque la menace d'un pays proche: "Quand on pense à ce type de technologies aussi près de nous, c'est préoccupant"

Ces nouvelles accusations se combinent à une cohorte de sorties politiques critiques et menaçantes qui se succèdent sans fléchir depuis le renversement, début janvier 2026, du président vénézuélien, Nicolas Maduro, allié de La Havane. L'Administration Trump laisse planer de plus en plus lourdement la menace d'une intervention directe sur l'île, organisant même des "fuites" sur de faux plans d'action qui provoquent la panique et accentuent l'isolement régional de Cuba, désormais lâchée par des gouvernements qui veulent à tout prix éviter d'apparaître dans le viseur de l'irascible président américain.

Rupture colombienne

Le président colombien, Abelardo de la Espriella, récemment élu sur le fil après avoir bénéficié du soutien de Donald Trump durant toute sa campagne, n'a ainsi pas tardé à manifester son alignement sur Washington. Ce dimanche 26 juillet, il a déclaré qu'une fois au pouvoir, il romprait les relations diplomatiques avec l'île communiste de Cuba, mais aussi le gouvernement qui dirige le Nicaragua d'une main de fer. "Dans mon gouvernement, il n'y aura aucun lien avec les tyrannies", a lancé sur les réseaux sociaux le chef de file de l'extrême droite colombienne, qui doit prendre ses fonctions le 7 août. Dans la foulée, il a fait savoir qu'il entendait rouvrir une mission diplomatique à Jérusalem.

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