À son arrivée au salon des Étoiles, Daniel Dubroca a décidé de venir suivre le match avec nous. Il livre son regard sur cette courte défaite.
À son arrivée au salon des Étoiles, Daniel Dubroca a décidé de venir suivre le match avec nous. Il livre son regard sur cette courte défaite.
Expérience inoubliable que de recueillir en direct l’analyse de ce grand monsieur du rugby qui, retrouvant son regard acéré de meneur d’hommes, décèle très vite la faille du jeu agenais. Le premier quart d’heure ne pose aucun problème.
Après leur premier essai, les Agenais sont maîtres du ballon. Mais, toutefois, l’ancien international remarque que, malgré plusieurs franches occasions, les poulains de Reggiardo n’ont pas franchi la ligne adverse.
Et, lorsqu’à la demi-heure de jeu, le capitaine des Oyomen marque un essai sur pénaltouche, Daniel Dubroca ne cache pas sa déconvenue : « Ils viennent une fois dans nos dix mètres, et ils marquent ! » Déjà l’inquiétude... Dans la foulée, ils égalisent. C’est la pause.
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Tout reste à faire. Edgar Chambanneau, fin connaisseur et fidèle supporter, a même cette réflexion désabusée : « Une équipe joue à la baballe, l’autre au rugby. » Sévère sans doute, mais vrai. La seconde mi-temps confirme hélas ce que Daniel Dubroca a répété en plusieurs occasions : « Si on fait autant de fautes, c’est qu’ils nous dominent. »
Après une énième pénalité qui leur donne la victoire, les visiteurs lèvent les bras au ciel, laissant les locaux, les supporters, et Daniel Dubroca à leur déception. L’analyse de l’ancien talonneur est sévère : « Après notre belle performance à Grenoble, on pouvait s’attendre à autre chose. Oyonnax a plus de moyens que nous. Au début, on les a pris sur le rythme, mais ils nous ont mis en difficulté. Une deuxième mi-temps pas au niveau de la Pro D2. On retombe vite dans nos travers. On perd beaucoup de ballons, et on fait beaucoup de fautes parce qu’on est dominés. Oyonnax a bâti sa victoire sur une grosse pression défensive, et beaucoup de réalisme pour prendre les points. Ce vendredi, on n’est pas au niveau d’Oyonnax. En première mi-temps, on joue pour jouer, on s’expose trop. »
La présence du SUA dans le top 6 n’est pas le souci numéro un pour Daniel Dubroca : « Je pense qu’aujourd’hui, il faut envisager de s’en rapprocher, mais on n’y est pas. Ce vendredi encore, les occasions manquées plombent le résultat. Il faut réfléchir au problème, et trouver au plus vite une solution. » Un peu plus loin dans le stade, Gilles Bertrandias était tout aussi déçu de constater que l’exploit grenoblois avait été un feu de paille.