Environ 200 personnes se sont mobilisées ce samedi 19 septembre à Valence contre la proposition de loi qui prévoit une présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en juillet, le texte doit encore être examiné par le Sénat.
Pauline Aubelle
Publié le samedi 19 septembre 2026 à 13h36
Environ 200 personnes se sont mobilisées ce samedi 19 septembre à Valence contre la proposition de loi qui prévoit une présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en juillet, le texte doit encore être examiné par le Sénat.
"On veut que cette loi n'existe pas", scandent les manifestants dans les rues de Valence. Environ 200 personnes ont défilé ce samedi 19 septembre pour s’opposer à la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers et des gendarmes. Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 7 juillet prévoit, sous certaines conditions, une présomption d’usage légitime de l’arme pour les policiers et les gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions.
"Une autre étape du combat"Parmi les organisateurs de la mobilisation à Valence, le collectif SAVE (Stop aux violences d’État). Malika Kara-Laouar en est la référente locale. Elle estime que plusieurs textes ont progressivement élargi les possibilités d’intervention des forces de l’ordre. "Cette loi va continuer dans cette lignée mais en plus de ça, il n’y aura plus de questionnement sur la légitimité du tir", affirme-t-elle. Pour la militante, l’objectif est désormais de convaincre les sénateurs de ne pas adopter le texte : "On souhaite un arrêt, que le Sénat réalise dans quelle impasse nous allons."
Nahel, "une victime parmi beaucoup d’autres"Dans le cortège, le nom de Nahel Merzouk revient à plusieurs reprises. Le jeune homme de 17 ans avait été tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre, en juin 2023. "Malheureusement, Nahel, oui, est une victime parmi beaucoup d’autres", estime Gaëlle Morvan, secrétaire générale de l’Union départementale des syndicats CGT de la Drôme.
La militante appelle à réfléchir plus largement au rôle de la police : "Il faut vraiment qu’on réfléchisse à quelle police on veut. Est-ce qu’on veut une police qui fait peur ? Ou est-ce qu’on veut une police gardienne de la paix ?" Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, doit désormais être examiné par le Sénat, en octobre.
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