À peine rassurée par le pétrole, Wall Street retrouve le dossier iranien. ...
La Bourse de New York a ouvert sans grand entrain mercredi, sujette à des prises de bénéfices après un net rebond des valeurs technologiques, sur fond d'incertitudes persistantes concernant le conflit au Moyen-Orient.
Dans les premiers échanges, l'indice Nasdaq perdait 0,14 % au lendemain d'un nouveau record en clôture. Le Dow Jones reculait de 0,27 % et l'indice élargi S & P 500 lâchait 0,08 %.
"La baisse des prix du pétrole apporte un soulagement bienvenu face aux préoccupations liées à l'inflation et aux taux d'intérêt qui ont dominé le mois de septembre", commente Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com. "Toute rupture des discussions entre les États-Unis et l'Iran pourrait rapidement faire repartir à la hausse le pétrole, les rendements obligataires et la volatilité", prévient-elle cependant.
Les cours du pétrole hésitent d'ailleurs, alors que l'attention est tournée vers l'Assemblée générale de l'ONU, où le président iranien doit s'exprimer et où Donald Trump a alterné mardi entre menaces contre Téhéran et annonce de reprise du dialogue. "C'est une rencontre qui a duré trois heures", a précisé le président américain lors d'un point presse, en parlant d'une "très bonne" réunion avec les représentants iraniens et en assurant qu'une autre discussion était prévue "dans un futur très proche".
Le ton de Donald Trump était très différent de celui qu'il avait employé juste avant, durant son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies. "Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran […] ? Est-ce que j'anéantis la République islamique […] ? Est-ce que je les envoie en enfer ?", avait-il notamment déclaré.
Guerre au Moyen-Orient: un cargo en feu dans le détroit d'Ormuz après avoir été touché par un projectileVers 11H30 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence internationale du pétrole, prenait 0,23 % à 99,48 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI, cédait 0,70 % à 89,89 dollars le baril.
L'Iran occupera mercredi encore le centre de la scène diplomatique à New York avec le discours de son président, Massoud Pezeshkian, qui a d'ores et déjà promis de "défendre fermement" les positions de son pays devant l'ONU. "La détente reste toutefois fragile, les signaux envoyés par Téhéran demeurant contradictoires et les tensions géopolitiques élevées", tempèrent les experts de Natixis.
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