Parmi les humoristes qui montent, un Audois, Théo Sanchez, fait partie du vivier toulousain dans lequel Stand Up For You puise pour constituer les équipes qui viennent animer les soirées stand-up des comedy-clubs...
Parmi les humoristes qui montent, un Audois, Théo Sanchez, fait partie du vivier toulousain dans lequel Stand Up For You puise pour constituer les équipes qui viennent animer les soirées stand-up des comedy-clubs narbonnais ou carcassonnais.
Le Carcassonnais Théo Sanchez a 27 ans et fait partie des artistes avec lesquels l’association Stand Up For You travaille. S’il reconnaît qu’il était, de toujours "celui du groupe qui aimait faire rire", il avoue ne jamais avoir pensé faire de l’humour son métier. Il fait des études de Staps à Font-Romeu où il travaille ensuite comme saisonnier l’hiver, il enchaîne avec des postes de sauveteur l’été. C’est là qu’il poste quelques vidéos sur les réseaux sans toujours avoir l’idée d’en faire un métier. Il tente alors de monter sur scène à Toulouse et fait des allers-retours. "J’ai dû me rapprocher de Toulouse où j’ai pris un poste de surveillant en lycée. Mais cette année, je me lance à fond, je pense pouvoir faire assez de spectacles pour obtenir le statut d’intermittent." On le voit, invité, sur la tournée de La Dernière sur Radio Nova aux côtés de Guillaume Meurice et Juliette Arnaud.
J’ai eu une leucémie et pouvoir en faire des blagues me donne la chance de prendre du recul
Il reconnaît une forme de manque de confiance en soi qu’il espère avoir soigné en montant sur scène. "J’aime l’écriture, surtout. La scène, ça m’a permis de mieux me connaître et de m’assumer, toujours en faisant rire." Quand on lui demande quel est son style, il dit modestement : "Je crois que c’est l’autodérision. Je parle de ce qui m’arrive. J’ai eu des soucis de santé – une leucémie – et pouvoir en faire des blagues, mettre des mots sur ça, ça me donne la chance de prendre du recul. Dès que je perçois des émotions négatives, comme la colère par exemple, j’essaie de trouver l’angle qui permet d’en faire de l’humour."
Quand on lui demande s’il pense que cela peut aussi aider les gens qui l’écoutent, il a la même humilité : "Aider ? Je ne sais pas. J’ai beaucoup de chance de vivre la maladie comme je la vis. Il y a pire. Il arrive que des gens, après le spectacle, viennent me dire qu’ils ne pensaient pas pouvoir rire comme ça alors qu’ils ont des maladies compliquées." Manifestement, il aide.
Il trouve les plateaux – ces groupes d’humoristes qui partagent la même scène – de Stand Up For You sont "cool ; on y travaille dans de bonnes conditions et comme ils ont un bon réseau, ils nous font nous déplacer ; on peut aller dans loin et aussi dans l’Aude, à Narbonne ou Carcassonne. Dès le début, ça a matché avec leurs équipes et les autres artistes. Ils s’occupent de tout : on n’a plus qu’à faire des blagues."