Déclarée officiellement le 15 mai dernier, l'épidémie d'Ebola frappe actuellement des régions où la présence de l'État est fragile et les infrastructures de santé largement démunies. La flambée est causée par le...
l'essentiel Déclarée officiellement le 15 mai dernier, l'épidémie d'Ebola frappe actuellement des régions où la présence de l'État est fragile et les infrastructures de santé largement démunies. La flambée est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n'existe aucun traitement.
L'épidémie "s'intensifie, avec une transmission soutenue et une augmentation continue du nombre de cas signalés et de décès", s'inquiète l'OMS. Ce samedi 1er juillet, l'organisme sanitaire a averti sur cette intensification "exceptionnelle" du virus en République démocratique du Congo (RDC), et appelé à une montée en puissance de la réponse sanitaire.
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De nouvelles régions touchéesLe plus inquiétant, selon l'organisation, est la propagation du virus à d'autres régions du pays : initialement, le virus était circonscrit à la zone sanitaire de Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, mais l'épidémie s'est propagée au cours des deux derniers mois à cinq provinces (l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo).
Les autorités nationales de la RDC, en collaboration avec l'OMS et ses partenaires, poursuivent la mise en œuvre de mesures d'intervention de "grande envergure", mais "une augmentation substantielle des activités de riposte est toutefois nécessaire pour devancer l'épidémie", souligne l'organisation. "L'insécurité, les déplacements de population, la mobilité des habitants et les mouvements transfrontaliers" compliquent les opérations de riposte et augmentent le risque d'une propagation de l'épidémie à de nouvelles régions, prévient l'OMS.
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Un nombre record de décèsDéclarée officiellement le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, cette épidémie est désormais "la plus importante épidémie d'Ebola jamais signalée en RDC", indique l'OMS dans un bulletin d'information, confirmant ainsi les données publiées la veille par les autorités congolaises. Selon l'organisme, au 30 juillet, 3 605 cas avaient été confirmés et 1 587 décès signalés en RDC, soit un taux de létalité de 44 %.
Selon l'OMS, la dernière semaine de notification pour laquelle des données complètes sont disponibles a enregistré un nombre record de 567 cas et 296 décès, "ce qui témoigne du rythme exceptionnel de la transmission". Des infections continuent d'être recensées parmi le personnel de santé, avec 151 cas confirmés, dont 44 décès.
Un vaccin présenté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme "le plus prometteur" contre l'épidémie va être développé par Hilleman Laboratories, basé à Singapour, a annoncé le groupe ce jeudi 30 juillet.
Le ministère de la Santé ougandais a déclaré mardi la fin de l'épidémie d'Ebola dans son pays, mais le risque y persiste, selon l'OMS. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour près de 3 500 malades recensés entre 2018 et 2020.