À seulement 17 ans, le Chaurien Léandre Moraine a inventé Logokratia, un nouveau réseau social européen lancé fin 2025, visant à contrer les fake news et la toxicité des algorithmes. Grâce à une IA française, cette...
l'essentiel À seulement 17 ans, le Chaurien Léandre Moraine a inventé Logokratia, un nouveau réseau social européen lancé fin 2025, visant à contrer les fake news et la toxicité des algorithmes. Grâce à une IA française, cette nouvelle plateforme en ligne évalue la pertinence des publications via un score de crédibilité. Déjà disponible sur iOS et Android, l'application ambitionne d'étendre son influence en Europe avec des débats locaux et des consultations. Une immense fierté pour son créateur, actuellement en première année d'études supérieures en informatique.
Comment est né ce projet de créer votre propre réseau social ?
L'idée m'est venue début 2025. Je faisais le constat d'une prolifération des fake news et d'une toxicité croissante des algorithmes sur les plateformes actuelles. Sur des réseaux comme X, les publications s'extrémisent. Les fausses informations y circulent parfois six fois plus vite que les faits vérifiés. J'ai voulu créer un espace qui valorise la qualité de l'argumentation et du débat plutôt que le buzz ou la popularité.
Comment fonctionne concrètement l'évaluation de la pertinence des publications ?
Nous intégrons une intelligence artificielle entraînée pour analyser la rhétorique et détecter la crédibilité derrière chaque propos. Chaque publication reçoit un "Logo score", matérialisé par une barre de couleur allant du rouge au vert en passant par l'orange. En cliquant sur ce score, l'utilisateur accède au détail de l'analyse : le niveau de fiabilité, la clarté et la rigueur globale de l'argumentation sur lesquels nous établissons une moyenne pondérée.
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L'IA ne risque-t-elle pas de remplacer l'avis ou l'analyse des utilisateurs ?
Pas du tout. L'humain reste au centre du dispositif. Sous chaque publication, les discussions génèrent une synthèse automatique des arguments les plus cités pour éviter que les commentaires ne soient noyés ou jetés comme une bouteille à la mer. De plus, si les utilisateurs constatent un manque d'objectivité dans une évaluation, ils peuvent exprimer leur désaccord pour nous aider à ajuster l'algorithme.
Quelles garanties apportez-vous en matière de souveraineté et de protection des données ?
Contrairement à d'autres projets basés à l'étranger ou flous sur le RGPD, Logokratia est une initiative transparente et ancrée en Europe. Nous n'utilisons pas les services d'OpenAI : notre modèle s'appuie sur la technologie française Mistral AI. L'objectif est de garantir un réseau souverain pour éviter de dépendre des décisions stratégiques ou des coupures d'accès des géants américains.
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L'application est-elle déjà accessible au public et quelles sont les étapes de diffusion ?
Le site web est lancé depuis la fin 2025 et l'application mobile iOS et Android est disponible depuis quelques mois. Nous comptons environ une soixante-dizaine d'utilisateurs actifs pour le moment, car nous pouvions seulement commencer la communication officielle après la création juridique de notre entreprise. Même si la communauté est encore restreinte, une vraie culture du débat constructif s'y est déjà installée. L'interface est par ailleurs déjà traduite dans presque toutes les langues de l'Union européenne.
Envisagez-vous des fonctionnalités adaptées à la vie locale ou aux institutions ?
Tout à fait. Nous souhaitons intégrer des flux thématiques et géographiques. Cela permettra de lancer des consultations ou des débats à l'échelle d'une commune, par exemple pour des mairies, des médias régionaux ou des associations locales qui souhaitent sonder la population.
Comment comptez-vous modérer les abus et éviter la prolifération de faux comptes ou de bots ?
Nous développons des options de vérification d'identité optionnelles, à l'image de ce qui se fait sur LinkedIn, ainsi que des critères de géolocalisation pour les débats locaux. Le but est d'offrir un cadre sain et vérifié, sans pour autant imposer de contraintes excessives qui freineraient l'expérience utilisateur.
Quels sont vos objectifs de développement pour les prochains mois ?
Nous lançons actuellement une campagne de communication avec l'appui du Catalyseur à Toulouse. À terme, notre modèle économique reposera sur des fonctionnalités avancées pour les organisations et des abonnements statistiques. Si la communauté grandit comme nous l'espérons, nous structurerons l'équipe pour étendre le réseau à l'échelle européenne.