À Foix, samedi 26 septembre, des associations de protection animale d'Ariège ont manifesté pour dénoncer le manque de soutien financier de l'État et l'épuisement des bénévoles. Malgré une faible mobilisation locale,...
l'essentiel À Foix, samedi 26 septembre, des associations de protection animale d'Ariège ont manifesté pour dénoncer le manque de soutien financier de l'État et l'épuisement des bénévoles. Malgré une faible mobilisation locale, l'appel a été suivi dans plusieurs villes françaises.
Devant le tribunal de Foix ce samedi 26 septembre, sous un soleil qui tapait de plus en plus fort, la foule venue se mobiliser pour la protection des animaux était clairsemée. Mais il y avait matière à réjouissance tout de même pour Amandine Méline, présidente de l'association Les Compagnons des animaux, sise à Lavelanet : "J'ai lancé l'appel le 8 août sur ma page Facebook, et il y a eu plusieurs villes qui ont répondu, Bordeaux, Nice, Évreux, dans le Loiret... Ils sont tous en train de manifester aujourd'hui !"
Un appel venu d'un ras-le-bol que vivent toutes les associations de protection des animaux venues ce jour-là dans la préfecture ariégeoise. Tour à tour, elles prennent la parole pour se présenter, tout comme leur combat. Mais que ce soit pour les chats, les chiens ou les chevaux, les doléances sont les mêmes, à commencer par le manque de moyens. "On donne pour les animaux, on est là pour les sans-voix, mais on sort tout de notre poche. Ce qu'on veut, c'est qu'on nous aide financièrement", scande la présidente de l'association lavelanétienne.
De nombreux frais engagés par les associations"C'est la première année où on doit faire autant d'appels aux dons, déplore Sabrina Augeard, présidente de l'association Cosette. On est tous crevés, mais c'est normal parce qu'on fait le travail de l'État gratuitement." Sur le front constamment, les associations évoquent les nombreuses heures passées à secourir les animaux, qu'il faut ensuite nourrir, soigner et héberger : de nombreux frais sont ainsi engagés par les bénévoles auprès de fournisseurs de nourriture et des vétérinaires, sans parler du manque de refuges et de familles pour accueillir les bêtes.
"On se sent seuls, oubliés. C'est une catastrophe, on voit des animaux qui dépérissent mais on ne peut rien faire", résume Johanna Randavel, de l'association Libre en Barguillère. Qui plus est, "il y a une loi mais elle n'est pas appliquée, c'est pas une priorité les animaux, tout le monde s'en fout", lâche, excédée, Amandine Méline.
Un nouvel appel à manifestationLa présidente des Compagnons des animaux ne manque pas non plus de pointer du doigt "les grosses associations qui nous promettent monts et merveilles mais qui ne bougent pas" : "C'est nous, les petites associations, qui faisons le travail sur le terrain, qu'ils nous aident, eux", s'exclame-t-elle.
Après ce premier rendez-vous peu suivi en Ariège mais dynamique dans le pays, Amandine Méline promet une nouvelle journée d'action dans deux mois. Et une promesse se fait entendre parmi les associations, initiée par la responsable de l'association lavelanétienne : "À un moment, il va falloir taper du poing fort sur la table. Si on ne nous entend pas, on ne prendra plus les animaux pendant un mois, on verra bien comment ils feront sans nous à ce moment-là. Moi, je suis là vraiment pour les animaux, et je passe au-dessus des humains s'il faut."